Le blog thebookedition.com[SUJET CLOS] Recherche auteurs édités après TBE




#1
Pseudo : Annie
forum auto-edition Annie
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Bonjour à tous,
Connaissez-vous des auteurs qui sont partis de TBE parce qu'ils ont signé un contrat chez un éditeur ? Je parle de ceux qui ne sont pas revenus chez TBE pour le moment, et qui ont signé un vrai contrat d'éditeur, avec droits d'auteur et AGESSA, évidemment. Nous aimons l'idée que TBE soit pour vous un tremplin vers l'édition, c'est pourquoi avoir des nouvelles de ceux qui ont réalisé leur rêve ainsi nous serait agréable.
Merci pour ceux qui m'aideront à jouer les Sherlock Holmes :)
Annie
Équipe TheBookEdition.com

#2
Pseudo : novi
forum auto-edition novi
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« Nous aimons l'idée que TBE soit pour vous un tremplin vers l'édition, c'est pourquoi avoir des nouvelles de ceux qui ont réalisé leur rêve ainsi nous serait agréable.»

En aparté, puisque la politique maison est affichée plus clairement qu'autrefois, enfin qu'au tout début, à l'époque pionnière : j'en profite pour préciser ma position d'auteur, et expliquer par là même, ma distance affichée vis à vis de tout ce que TBE tente comme formule marketing ( concours de nouvelles, salons, etc, etc) et que certains pourraient prendre pour du mépris, du dédain, alors qu'il s'agit tout simplement d'un refus de me retrouver affiché dans une catégorie qui ne me convient pas ( autrement, il y a longtemps que j'aurais envoyé mes manuscrits à des éditeurs, signé un contrat chez Popol ou Quinquin, peu importe puisque c'est la même combine à deux balles d'exploitation éhontée des auteurs ) : celle des écrivaillons en attente de trouver un éditeur voulant bien leur tendre une main emplie de compassion...

La même démarche au fond, que fit Stephane Beau, le chroniqueur de K-libre lorsqu'il descendit ici bas nous proposer sa compassion teintée de pitié pour les pauvres écrivaillons que nous sommes : pensez, quelle chance, on a vous a créé tout exprès chez K-libre : une rubrique dédiée ! Celle des éclopés de l'édition !

Et à laquelle, j'ai répondu pour m'amuser, pour voir jusqu"où pouvait aller le mépris chez ces gens, car il faut savoir boire la lie pour en apprécier toute l'aigreur ( et c'est très exaltant pour un auteur : le spectacle des imbéciles). La lie en l’occurrence consista à s'entendre dire que le livre était bon, mais qu'il aurait été encore meilleur si un éditeur l'avait publié au lieu de "cette édition à compte d'auteur" ( mensonge ordinaire puisque je ne commercialise pas mes livres -excepté les commandes de lecteurs renâclant à commander chez TBE et me demandant de leur rendre ce service- autrement que par le catalogue TBE).

On se souviendra pour les anciens que d'aucuns créèrent leurs propres maisons d'éditions en sortant d'ici (IPE, Luna, etc), pour se débarrasser de la mauvaise image selon eux de TBE, et voilà que TBE nous réaffirme cette position : étonnant, mais après tout, chacun choisira son camp, et ce n'est aucunement gênant pour des auteurs comme moi dans la mesure où je ne m'affiche plus ( même si j'en avais rêvé dans les débuts d'un TBE affichant fièrement ses écrivains et non point ses écrivaillons - on n'est jamais aussi bien trahi que par ses alliés) comme auteur TBE, mais auto-édité pur et dur.
Le livre L\'épopée nomade

Le livre Les Frères de la Côte

Le livre Le soleil se lève à l\'est

#3
Pseudo : Eqfm
forum auto-edition Eqfm
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Je suis de ceux qui ne quitteront pas TBE pour cette raison, je ne suis pas intéressé par un contrat d’éditeur. Sauf pour éventuelles traduction et diffusion à l’étranger, qu’on ne m’a jamais proposées.

Je ne pense pas être hors sujet, et Novi confirme que je ne suis pas seul dans ce cas. TBE tremplin vers l’édition ? C’est déjà un tremplin vers l’autoédition, et c’est beaucoup.

À mon humble avis, hors considérations financières, l’éditeur est un lecteur parmi les autres, et sa reconnaissance n’a pas d’indice de gratification supérieur à celle de n’importe quel autre lecteur.

Un lecteur spontané, un qui achète parce qu’il a feuilleté, c’est le triomphe. Je ne dis pas ça pour brouiller le message. Même si, Annie, ce n’est pas ce que vous avez dit ou voulu dire, je tiens pour nécessaire de différencier autoédition et constat d’échec.

Ce peut être une démarche voulue et assumée.
Poèmes riverains des ports

Christine et chansons de pirate

Le Contemplatif Pressé

#4
Pseudo : Annie
forum auto-edition Annie
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Messages : 417
Bonjour les purs et durs,
ne voyez pas dans ma demande une quelconque idée dévalorisante de l'auto-édition :) J'ai quitté la critique des block-busters pour venir aider les auteurs indépendants parce que je savais que beaucoup d'entre vous se minaient devant les réponses aussi lapidaires que tardives des maisons d'éditions, alors que leur livre valait le coup d'être lu. Il y a toujours quelque part un lecteur pour un livre, quel qu'il soit. De plus je ne suis pas dupe, les gens partent voir l'effet que ça fait d'avoir "signé chez un éditeur", et reviennent, ayant compris leur intérêt. D'ailleurs je dis bien "Je parle de ceux qui ne sont pas revenus chez TBE pour le moment" ;)
Il est tout aussi vrai que des éditeurs viennent faire leur marché ici et - allez, on dira pour nos statistiques et notre curiosité - nous aimerions savoir si TBE est un outil pour cette visibilité. Au Salon du Livre de Paris, des éditeurs sont passés discuter. L'un d'eux cherchait des nouvelles, un éditeur des pays nordiques ! Seulement il existe tant de faux éditeurs que nous préférons qu'ils vous contactent directement après avoir acheté vos livres. C'est à vous de juger où vous êtes le mieux et le plus libre.

Annie
Équipe TheBookEdition.com

#5
Pseudo : novi
forum auto-edition novi
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Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1216
Votre vœux est pieux, Annie, lorsque vous imaginez ou souhaiteriez que les éditeurs viennent faire leur marché chez les auto-édités...

La logique commerciale le voudrait et je subodore qu'un éditeur russe ou américain le ferait, par simple pragmatisme et intelligence commerciale, quand rarement pour pas dire jamais un éditeur français, tout comme un employeur français répugne à embaucher un chômeur de longue durée ou un senior ; les raisons de ce comportement sont identiques : la soumission et la servilité exigée et obtenue par la posture ( on doit faire mine de ne pas être chômeur de longue durée pour être recruté, préférer un faux CV gagnant comme y disent) tout comme l'éditeur craint celui qui s'est émancipé de son joug par avance ;-)))

Alors, on me rétorquera avec raison pour ceux qui me connaissent, que malgré mon mépris du monde salarial, je l'ai été souvent : salarié, et recruté la plupart du temps par les pires cabinets de la place ? Certes, mais toujours lorsqu'ils n'avaient plus le choix, que les MBA fils à papa avaient torpillé la boite et qu'il y avait urgence pour sauver le pognon des actionnaires, et que donc, peu importait du coup, la couleur du chat qui allait être capable d'attraper la souris, et les cadres en place devaient alors s'écraser mollement devant le mépris et la morgue affichée du mercenaire.

ET oui, j'ai aussi été édité par deux petits éditeurs, et devinez pourquoi ? Tout simplement parce que les livres des amis, des relations, ceux choisis de par leurs gouts personnels, ne se vendant pas : en dernier recours avant la faillite, on s'est dit :« tiens, si on publiait ce méchant Novi et ses vilains polars ».

Les gros éditeurs institutionnels, oubliez : ils veulent vous supprimer, vous éradiquer, pas vous publier, et pour preuves ;-)))))

http://geeko.lesoir.be/2011/08/17/faut-il-interdire-la-vente-en-ligne-de-livres/

«Jean-Marc Roberts, auteur et directeur éditorial des Editions Stocks, filiale de Hachette Livres, invité par Europe 1 pour parler de la rentrée littéraire en France, s’en est pris au piratage et à “ces petites machines qu’on voit partout, qu’on appelle ordinateurs”. Il les accuse d’avoir “tué ces mo...»
Le livre L\'épopée nomade

Le livre Les Frères de la Côte

Le livre Le soleil se lève à l\'est

#6
Pseudo : Annie
forum auto-edition Annie
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oui, j'ai vu cette interview de JM Roberts, un monument :D
Annie
Équipe TheBookEdition.com

#7
Pseudo : Eqfm
forum auto-edition Eqfm
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Messages : 67
Et la question complémentaire : qui nous rééditera quand nous ne serons plus de ce monde ?

Poèmes riverains des ports

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Le Contemplatif Pressé

#8
Pseudo : Jean-Claude Mornard
forum auto-edition Jean-Claude Mornard
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Perso, je ne crois pas non plus que TBE soit un tremplin vers l'édition traditionnelle (et, à titre perso, ne le souhaite pas).
Pour moi, grosso modo, les auteurs TBE se divisent en trois grandes catégories:

1) les réfusés: Ils se sont réfugiés dans l'autoédition après de nombreux refus des éditeurs et sont sans doute trop échaudés pour recommencer.

2) les cathartiques: ils écrivent pour exorciser un moment difficile de leur vie (maladie, dépendance à l'une ou l'autre drogue, perte d'un proche voire même divorce), comme l'on suit une thérapie, mais, vus qu'ils sont d'illustres inconnus et non des chanteurs en vogue ou des comédiens, leurs récits, aussi désolant que ce soit, sont peu succeptibles d'intéresser quiconque.

3) les auto édités par choix: que ce soit par dégoût du monde de l'édition, comme l'ami Novi, ou pour toute autre raison (Perso, j'écris vite, j'écris beaucoup et, à mon âge, vu que je m'y suis mis sur le tard, j'ai pas envie, alors qu'ici je peux tout gérer moi-même, de m'emmerder, chaque fois que j'ai une idéé, à faire des démarches qui prendraient des mois voire des années auprès d'éditeurs de tout poil - ou même chauves- pour, peut-être, voir le "produit fini".) :)
http://www.jean-claude-mornard.com/

Acheter Les couleurs du silenceAcheter Nouillorque, NouillorqueAcheter Tranche de mer au bord de la vie
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#9
Pseudo : Orcus
forum auto-edition Orcus
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Bonjour,

Pourquoi un éditeur butinerait-il TBE quand il reçoit chez lui des dizaines de manuscrits par jour, qu’il n’a pas le temps ou l’envie de lire ? Pour reprendre la typologie de Jean-Claude Monnard, les « refusés » sont sans intérêt (le travail d’édition a déjà été fait) ; les « Cathartiques », anecdotiques (ma propre misère me suffit) ; reste les auto-édités par choix. Ceux-là, me semble-t-il, ont une haute opinion de leur production. A supposer qu’ils aient du talent, ils sont encore loin du compte. Pour vivre de leur plume, il leur faudra devenir ce qu’ils conspuent, c’est-à-dire devenir « écriteur » !
Aparté : écriteur se dit d’un écrivain qui édite ses propres livres, par nécessité. Ne pas confondre avec « l’édivain » qui, lui, est un éditeur qui s’amuse à écrire des livres par vanité, ou « l’aigrivain », écrivain désabusé par le manque de succès.
Ceux tentés par ce défi pourraient suivre l’exemple d’Eric Mogis, alias Gordon Zola, l’éditeur du Léopard Masqué, petite maison d’édition spécialisée en littérature humoristique qui se réclame de Vian, Queneau, Sharpe et consorts, et auteur de « L’humour pour les Nuls », « Le Dada de Vinci » (parodie du Da Vinci code), de « C’est pas sorcier, Harry » (parodie de Harry Potter) et de la série des « Saint-Tin » (parodie de Tintin). Après quelques refus, Mogis crée, avec un associé, une maison d’édition pour publier ses livres et, accessoirement, ceux des autres. Il s’agissait d’une véritable maison d’édition, avec contrat d’éditeur, diffusion en librairie et participation aux salons. Ils ont publié deux de mes livres, je parle donc d’expérience. Après quatre ans de galère et plusieurs changement de diffuseurs, Mogis s’est aperçu qu’il ne gagnait de l’argent que sur ses propres livres, et que ceux de ses livres qui se vendaient le mieux surfaient sur la vague de succès d’auteurs connus (Da Vinci, Potter, Tintin…). Comme toujours, le déclic est venu d’un évènement a priori malheureux (un procès pour plagiat contre les ayant-droits de Hergé, perdu en 1ère instance, mais gagné en appel), mais a posteriori bénéfique. En proie à de sérieuses difficultés financières, il s’est séparé de son associé et a décidé de ne plus publier que ses propes livres. La moralité de l’histoire est la suivante : 1/ Il y consacre tout son temps et passe sa vie (tous les week-ends) dans les salons ; 2/ Il écrit un livre tous les 3 mois ; 3/ Il est diffusé en librairie par un diffuseur qui lui assure environ cinq à six cent points de vente (sur les deux mille « promis ») ; 4/ C’est un bateleur qui « cartonne » dans les salons ; 5/ Il a un style très reconnaissable. Auto-éditeur, donc , mais « éditeur » plus qu’ « auto ». Ce qui le fait vivre, ce n’est ni internet, ni Amazon, ni la Fnac, mais les ventes en librairie et les salons, et le lectorat que patiemment, au fil des livres et des salons, il se construit. Ah ! J’oubliais. Il a un site, un blog, un compte Facebook et quelques amis, comme tout le monde. Ca ne sert à rien, mais ça ne mange pas de pain.

Orcus
http://pierremariewindal.blogspot.com/
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#10
Pseudo : novi
forum auto-edition novi
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Inscrit le : 13/05/2008
Messages : 1216
"""Ceux-là, me semble-t-il, ont une haute opinion de leur production. A supposer qu’ils aient du talent, ils sont encore loin du compte. Pour vivre de leur plume, il leur faudra devenir ce qu’ils conspuent, c’est-à-dire devenir « écriteur » !
Aparté : écriteur se dit d’un écrivain qui édite ses propres livres, par nécessité. Ne pas confondre avec « l’édivain » qui, lui, est un éditeur qui s’amuse à écrire des livres par vanité, ou « l’aigrivain », écrivain désabusé par le manque de succès. """

Bah, voila qui sent quand même légèrement la désillusion voire l'aigreur, non ?

Désolé, mais un écrivain existe à partir du moment où il est reconnu par ses pairs auteurs, et surtout par la critique, et du coup, peu importe qu'il vende 10 livres ou 1000 à l'année, qui de toute façon ne le feront pas vivre dignement.

J'ai cru moi-même, au début, au mépris supposé des autres auteurs, les publiés, et à celui de leurs éditeurs, bref à celui du milieu du polar pour mon cas, mais je me trompais et ce fut une bonne surprise de découvrir combien au fil du temps, c'est la qualité d'un livre qui fait la réputation d'un auteur dans son genre littéraire, et non point, le nombre de prix obtenus ( tout le monde sait, à part les idiots, qu'ils sont truqués) et des chiffres de vente qui ne correspondent en général qu'à l'importance du budget marketing mis en place.

Franchement, vous pouvez encore croire qu'un Percy Kemp aurait envie du succès commercial d'un Levy ou d'un Thilliez, alors qu'il lui suffit chaque matin de comparer les commentaires de ses lecteurs, de parcourir leurs chroniques respectives, pour être rassuré quant à savoir lequel des deux laissera une trace dans la littérature ;-)))

De même qu'en tant qu'"écriteur", édiveur", aigrivain..., je suis très rassuré sur le niveau intellectuel de mes quelques lecteurs, des gens sachant s'exprimer correctement, tenir un raisonnement, etc, etc, et que je suis plus souvent consterné, hésitant entre pitié et chagrin, de lire les colonnes de beaucoup de ces auteurs estampillés dont vous semblez envier le succès, et dont 90% du lectorat est constitué d'incultes même pas capables d'articuler la moindre phrase intelligente sur une seule ligne.
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